14 août 2015

Danse de la pluie

RÉCIT D’UN TRAJET À L’HEUREUSE SURPRISE

Paris connaît une période ininterrompue de temps beau et chaud. C’est ce moment de l’été où la ville, vidée de ses habitants partis en congés, s’offre aux estivants et aux travailleurs de l’été.

Ce matin, pour me rendre au bureau, j’ai choisi d’enfourcher mon cheval de labeur. Un bon vélo indien, tout d’acier plein, au poids indécent mais capable de porter son quintal en plus de son cavalier. Je l’ai choisi pour le plaisir, pour éprouver à nouveau la joie simple de tourner les jambes à vitesse modérée et constante (la seule façon de le faire marcher : en profitant de son inertie une fois la vitesse de croisière atteinte) et pour admirer la roue avant, large et chromée, qu’une fourche à l’angle couché et alangui, pousse devant moi en éclaireur.

Dans l’après-midi, la lumière décroît et la chaleur se fait lourde. Le ventilateur brasse l’air, nous apporte sa chaleur et nous fait profiter de son ronron rassurant. Il masque aussi les quelques bruits extérieurs. Quand j’ouvre la porte, mauvaise surprise, la pluie tombe à chaudes gouttes. Pas le moindre habit pour se protéger. Il faut se résoudre à affronter la pluie en manches courtes si je veux rentrer.

Au départ contrarié, je m’aperçois qu’elle n’est guère violente et qu’elle apporte même une fraicheur bienvenue. Je me réjouis de ne pas être soumis aux mêmes contraintes que les motards que je vois passer à mes côtés, emmaillotés dans leur combinaison imperméable. Sans parler bien sûr des automobilistes, à l’abri certes, mais qui n’ont plus de l’été que la moiteur d’un temps d’orage.

Je remonte la rue avec aisance, fais attention aux véhicules qui se déplacent feux allumés. Arrivé au boulevard, le plat retrouvé, et la facilité avec, je progresse le sourire aux lèvres. Je ne fais pas de bruit, j’avance à la bonne allure, je suis pleinement vivant, de tout cœur avec les éléments et le regard grand ouvert sur Paris que j’aime.

Carrefours, feux, avenues, je me rapproche de ma destination. Ça y est, j’arrive, je ralentis. J’entends une présence se rapprocher. Je l’entends avant de la voir. C’est une cycliste : elle me passe en chantonnant.

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