13 juin 2015

Le patrimoine cycliste français

LE DESTIN DE LA BICYCLETTE AURAIT SANS DOUTE ÉTÉ RADICALEMENT DIFFÉRENT SI LES FABRICANTS FRANÇAIS N’AVAIENT PAS SU IMPOSER LEUR SAVOIR-FAIRE

La France a participé de façon décisive à la création de la bicyclette et s’est illustrée pendant plusieurs générations par la qualité et la diversité de sa production de cycles. Le Musée d’Art et d’Industrie de Saint-Étienne propose une exposition permanente qui présente les marques les plus marquantes de cette histoire industrielle et les vélos qui ont permis aux Français de trouver le chemin d’une nouvelle mobilité et de s’illustrer dans le peloton.

La France est terre de cycles. Dès la fin du 19e siècle, quelques années après l’invention de la bicyclette que l’on attribue à l’Anglais John Starley (1884), les premiers ateliers de fabrication se structurent et augmentent leurs capacités de production. Des marques comme la Compagnie parisienne, créée par Pierre Michaux, ou Clément, installée à Lyon, sont alors les pionnières de l’industrie du vélo. Au début du 20e siècle, de nouvelles sociétés d’importance s’investissent sur le segment. Peugeot dont l’usine est située à Valentigney, à proximité de Sochaux, et la Manufacture Française d’Armes et Cycles installée à Saint-Étienne deviennent les nouvelles références françaises.

Saint-Étienne compte parmi les capitales françaises du cycle. En 1886, les frères Gauthier y présentent la première bicyclette française, dont la ligne est directement inspirée de l’invention de John Starley. C’est à cette époque qu’Étienne Mimard, fondateur de la Manufacture Française d'Armes et Cycles (qui deviendra Manufrance en 1911) lance les fameux modèles Hirondelle qui existeront jusqu’aux années 60. La ville compte au fil des décennies des centaines de fabricants, d’accessoiristes et de spécialistes des pièces détachées dont le savoir-faire est reconnu internationalement. Les cadres Vitus, les roues libres Duban, les dérailleurs Cyclo et les pédales Lyotard sont produits dans la capitale forézienne.

L’exposition proposée au Musée d’Art et d’Industrie de Saint-Étienne nous rappelle cette époque glorieuse du cycle français. Une époque au cours de laquelle la ville vivait au rythme du vélo et des exploits du peloton. Lorsque la marque stéphanoise Mercier était sponsor de champions comme Louison Bobet et la foule applaudissait les exploits du champion vainqueur de la 20e étape Lyon / Saint-Étienne, contre la montre individuel du «Tour du Cinquantenaire» 1953 dont il remporta le classement général.

Site web : Musée d’Art et d’Industrie de Saint-Etienne

Histoires associées

Quand un véritable passionné de vélo sur le long court, met à profit son talent et son énergie au profit de l'âge d'or du Tour, cela donne un nouvel ouvrage à découvrir maintenant…

Lire

En 1952 comme en 2018, Paris-Nice marque le début de la saison des courses à étapes majeures. Retour en histoire et en mots sur la Course au Soleil comme on aime l’appeler…

Lire

La 101e édition du Giro d’Italia s’est élancée pour trois semaines de course le 4 mai dernier. Retour sur les faits marquants de la carrière du champion face à cet autre monument…

Lire

Quand l’art rencontre le sport. [Re]-Découvrez le style subtil de l'illustrateur anglais Guy Allen, qui de l’automobile de luxe au cyclisme, retranscrit la fusion qui unit le [...]

Lire

Si, comme nous, vous cultivez votre pratique cycliste bien au-delà du macadam, découvrez cette expérience hors norme racontée par Nicolas Lormeau sur la scène de la Comédie Fr [...]

Lire