3 novembre 2015

Riding Escape NYC

LA BIG APPLE À DEUX ROUES

Quitter la France, les proches, les amis c’est toujours difficile. À l’inverse, pédaler 160 km, prendre des relais, papoter, se laisser bercer par les ronrons des pédaliers et le défilé des paysages apaise et détend. 

Nous sommes à New-York, le rendez-vous est donné à 7 heures, à Grant’s Tomb, lieux du mausolée du Général Grant, héros de la guerre de Sécession et 18e président des USA. Autrement et dans un registre plus trivial, Grant’s Tomb est un des tourniquets, avec Central Park et prospect Park, où les cyclistes amateurs se rejoignent lors de courses le week-end.

7h30, les poches remplies de barres de céréales et de tranches de pain de mie au beurre de cacahuètes, USA oblige, c’est le départ. Contrairement à Paris, sortir de NYC pour se retrouver en pleine nature est un jeu d’enfants. Il suffit de remonter Manhattan pour traverser à l’Ouest le pont George Washington.

Escape NYC

Les choses sérieuses ne commencent qu’après avoir traversé l’Hudson. Un groupe d’une douzaine d’hommes se forme, dont deux Allemands, un Italien, un Israélien et un Français habillé en Louison Bobet. New-York est une ville cosmopolite, en voici l’illustration. À peine passé le pont GW que les compteurs s’affolent, le rythme s’accélère sous la pression des Allemands.

Je prends soin de tourner les jambes, de boire régulièrement et de manger toutes les 20 minutes. Malgré un vent de 3/4 face, le premier ravitaillement, situé à une quarantaine de kilomètres est atteint à une allure de 35 km/h. Les positions à l’avant tournent, le groupe s’accorde. Ça roule ! Nous ne sommes plus que 8.

Escarpée, la campagne New-Yorkaise offre un superbe terrain de jeu. La cyclotouriste Escape New York ressemble à une classique ardennaise, du vent, des montées sèches, raides, on est toujours en prise. Grimpeur, j’affectionne ce genre de terrain.

Après 80 km, les Allemands ralentissent, l’un d’eux souffre de crampes… Les moteurs n’étaient pas truqués. Le groupe tombe à 6. Le cap des 100 kilomètres est passé en 3 heures. Les arrêts aux ravitaillements sont plus longs, et les relais plus courts. Les longues sorties avec les copains en France ont été utiles. Les jambes répondent bien malgré la fatigue du décalage horaire et les kilomètres.

Les routes, très salées l’hiver en raison du mauvais temps, sont parfois en mauvais état. L’excellente peau du cuissard SAINTBRIEUC 48 me garde à l’abri des vibrations causées par les différents trous et gravillons. Confortablement assis, mes compagnons de route et moi bouclons les 160 kilomètres en 5h20.

De retour à Grant’s Tomb, les jambes brûlent, les endorphines abondent et un sentiment de bien-être m’envahit. Le temps d’attraper un wrap, au pays du sandwich, et je dois rejoindre un couple d’amis venus passer une semaine à la maison. La saison est finie, elle n’avait pas commencé, on fera le métier l’année prochaine… La soirée promet d’être longue.

Rouleur : Simon - Localisation : New-York - Octobre 2015

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