5 septembre 2016

UNE ÉTAPE D’ANTHOLOGIE

Télégraphe, Galibier, Izoard et Col de Vars…
dans la même journée

Lancé depuis 5 jours dans son tour de France randonneur avec des étapes de 230 km en moyenne, notre vaillant cycliste, Victor, ne chôme pas. Mais en ce dernier jour d’août, et même s’il a déjà goûté aux ivresses relatives du Grand Ballon, en Alsace, une épreuve d’un autre genre l’attend. Pas moins de 4 cols au programme. Et pas des moindres. Un concentré de Tour, celui des coureurs, celui qui ont fait la légende et la grandeur du sport cycliste.

Avec un départ à la fraîche, il attaque par le Télégraphe. Il le grimpe en 1 heure, à bonne allure, pour s’échauffer, anticipant avec sagesse ce qui suit. Courte descente vers Valloire, un arrêt dans une boulangerie et voilà que se présente le Galibier.

Par chance, dans l’ascension, il est rejoint par un groupe de cyclistes partis, eux, pour une grande virée sans lendemain. On se jauge du regard. Le petit groupe, juché sur des bicyclettes légères, taillées pour la montagne, s’étonne de voir Victor, posé sur sa randonneuse chargée, les suivre avec entrain. L’entente survient rapidement, le coup d’œil du connaisseur reconnaît «au coup de pédale, à qui on a affaire». Cette présence cyclo est bienvenue et stimulante. En 1h30, la montée est bouclée. En haut du Galibier, Victor peut s’arrêter et nous faire profiter de son passage avec une photo témoignage.

Très vite arrive Briançon, prélude à un autre col de légende, l’Izoard. Voilà Victor engagé dans l’ascension. Effet d’un début de fatigue, de la lassitude naissante ? il connaît un coup de moins bien. «J’en avais marre». Alors il met les écouteurs et le voilà reparti de plus belle. Un peu plus loin, tout en rythme, il dépasse un cycliste, qui dans l’effort, trouve les ressources de pratiquer l’humour désarmé «Tu as un moteur ou quoi ?» «Non, j’ai la musique !».

On savait qu’elle a la vertu d’adoucir les mœurs, elle a sans doute, aussi, des effets euphorisants. De l’Izoard, Victor retient finalement que c’est un super col, à monter, comme à descendre. La Casse déserte, son univers d’éboulis, le fascine lui aussi avant son passage devant la stèle au double hommage à Fausto Coppi et Louison Bobet. La traversée de la forêt débouche très vite sur Arvieux et sa longue ligne droite dégagée. C’est toujours la Montagne mais cela commence à sentir le Sud.

Pour franchir le col de Vars, la même technique est employée. Écouteurs sur les oreilles et musique à bon volume. Il faut ça. Ce n’est pas le plus dur sur le papier mais c’est le dernier de la journée. La route mène Victor vers la vallée de l’Ubaye et sa destination du jour, Jausiers. Pratiquement 190 km au compteur et 4 300 m de dénivelé positif. Il est 17 heures et il peut profiter de sa fin de journée pour se reposer. 

Avec ce parcours et le franchissement du Télégraphe, du Galibier, de l’Izoard et du col de Vars, Victor a réalisé un périple qui pourrait être l’accomplissement sportif ultime pour une grande majorité de cyclistes. Une étape d’anthologie. Juste, une de plus en fait. Demain se profilent le Col de la Bonnette, 220 km et 4 500 m de dénivelé positif, un autre exploit en perspective… mais pas encore la routine.

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Photos : Victor Decouard (depuis sa randonneuse)

#ridingwithpanache #etredanslallure

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